Usine de Suzuki: Ce que Djamila Tamazirt a dit aux Japonais

La ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt, a rassuré, au cours d’une audience qu’elle accordé à une délégation conduite par l’ambassadeur du Japon en Algérie, accompagné des représentants du ministère des Affaires étrangères du Japon, les représentants et les responsables de la société Suzuki quant au dénouement de leur projet qui devait démarrer dans la wilaya de Saida.

D’emblée, Djamila Tamazirt a indiqué que le projet de Suzuki implanté à Saida demeure en attente d’une validation par le Conseil national d’investissement (CNI).

Elle affirmera que son ministère s’est toujours félicité de l’engagement porté par ce constructeur pour la réalisation d’un projet d’envergure, le développement de l’intégration et de tirer profit de l’expérience et du savoir-faire japonais dans ces domaines pour aller vers le cap de l’exportation.

En ce sens, Djamila Tamazirt a souligné les principaux éléments du cadre juridique, les procédures y découlant ainsi que les mesures prises par le gouvernement dans l’industrie automobile, notamment le strict respect du cahier des charges.

«Les relations industrielles et diplomatiques entre l’Algérie et le Japon sont intenses et bonnes», a souligné la ministre qui exprimera, par ailleurs, son souhait et sa volonté pour les renforcer notamment dans le domaine de l’industrie automobile au regard de la renommée et de la forte implication du constructeur Suzuki dans le projet.

De son côté, la délégation diplomatique a saisi cette occasion pour évoquer la participation du Premier ministre, Noureddine Bedoui, aux travaux de la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD-7) qui s’était déroulée, à Yokohama, et au cours de laquelle les Japonais ont réitéré leur attachement au  projet de Suzuki en Algérie .

A ce propos, la partie japonaise a exprimé sa volonté «de développer des projets d’investissement en Algérie, dans plusieurs secteurs d’activité, y compris celui de l’industrie automobile avec une intégration soutenue et une orientation vers l’exportation».

Ainsi, la société Suzuki a expliqué que «ce projet retient l’attention de la communauté des entrepreneurs japonais», réitérant son intérêt pour le projet, dont l’étendue est régionale avec un impact important en matière de création d’emplois, de transfert de technologies, de promotion de la sous-traitance industrielle et d’exportation.

Durant cette audience, les deux parties se sont étalés sur les éclairages fournis sur ce projet et sa viabilité, alors que Djamila Tamazirt a manifesté sa disponibilité pour poursuivre la collaboration avec les services concernés du ministère de l’Industrie et des Mines pour accompagner tout projet qui pourrait apporter une valeur-ajoutée.

En revanche, note-t-on, le communiqué final qui a sanctionné cette rencontre n’a pas fait mention du partenaire des Japonais dans ce projet, sachant que le groupe Tahkout a toujours signifié qu’il était engagé avec Suzuki pour installer une usine d’assemblage en Algérie, et ce, après que le groupe Elsecom, appartenant à l’homme d’affaires Abderrahmane Achaibou, eut été écarté par l’ex-ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb.

Yanis Oumakhlouf

 

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