Taux de chômage en Algérie : Léger recul à 11,4% en mai 2019

Le taux de chômage en Algérie a fléchi à 11,4% au mois de mai dernier, contre 11,7% en septembre 2018. Selon l’Office national des statistiques (ONS), un recul de 0,3 point a été constaté pour établir le nombre de la population en chômage à 1,44 million de personnes, contre 1,462 million de personnes en septembre dernier.

Ainsi, le taux de chômage a fléchi chez les hommes passant de 9,9% en septembre 2018 à 9,1% en mai 2019. En revanche, chez les femmes, le chômage a connu une hausse au cours de la même période de comparaison, passant de 19,4% à 20,4%.

Des disparités significatives sont observées selon l’âge, le niveau d’instruction et le diplôme obtenu, selon l’enquête réalisée par l’ONS sous l’intitulé «activités, emploi et chômage en mai 2019».

Concernant le taux de chômage des jeunes de la tranche d’âge 16-24 ans, il a atteint 26,9% en mai dernier contre 29,1% en septembre 2018, enregistrant ainsi un recul de 2,2 points.

Pour cette tranche d’âge, le taux de chômage a atteint 23,6% chez les hommes et 45,1% chez les femmes.

Quant au taux de chômage des adultes (25 ans et plus), il a été de 9,1% en mai 2019, avec 6,8% chez les hommes et 17,8% chez les femmes.

Par ailleurs, la répartition des chômeurs selon le diplôme obtenu fait ressortir que 663 000 chômeurs n’ont aucun diplôme, soit 45,8% de l’ensemble des chômeurs.

En outre, sur l’ensemble de la population en chômage, les diplômés de la formation professionnelle en constituent 26,5% (384.000 chômeurs), alors que les diplômés de l’enseignement supérieur en forment 27,8% (402 000 chômeurs).

En moyenne, plus de six chômeurs sur dix (62,9%) sont des chômeurs de longue durée, cherchant un poste d’emploi depuis une année ou plus.

Les chômeurs ayant déjà travaillé par le passé sont estimés à 683 000, formant ainsi 47,1% de la population en chômage, constituée majoritairement d’hommes avec 72,6%.

Aussi, près de trois quarts de cette population travaillaient comme salariés non permanents et 72,5% étaient dans le secteur privé.

Sur un autre plan, le nombre de la population active a atteint 12,730 millions de personnes contre 12,463 millions en septembre 2018, en hausse de 267 000 personnes.

Le taux de participation à la force de travail de la population âgée de 15 ans et plus (ou taux d’activité économique) a atteint 42,2%, enregistrant un gain d’un demi-point (0,5%) en mai dernier et par rapport à septembre de l’année dernière.

Du reste, et par sexe, ce taux est estimé à 66,8% auprès des hommes et à 17,3% chez les femmes, ajoute l’ONS.

Cette augmentation de la population active est résultante d’une augmentation significative du volume de la population occupée (+280 000 personnes), associée à un léger recul de la population à la recherche d’emploi (-13 000 personnes).

Quant à la population occupée (personnes ayant un emploi), elle a été estimée à 11,281 millions de personnes en mai 2019, contre 11,001 millions de personnes en septembre 2018, en hausse de 280.000 personnes, soit un accroissement relatif de 2,5%.

L’ONS note également que près de sept occupés sur dix sont salariés (67,6%), tout en observant que cette part est plus importante auprès des femmes avec un taux de 78,6%.

En outre, les résultats de l’enquête font ressortir que 16,8% de la main d’œuvre totale exerce dans le secteur du BTP (construction), 16,1% dans l’administration publique hors secteur sanitaires, 15,7% dans le commerce, 14,9% dans le secteur de la santé et l’action sociale et 11,5% dans le secteur des industries manufacturières.

Par secteur juridique, il est constaté que le secteur privé absorbe 62,2% de l’emploi total avec 7,014 millions de personnes employées, contre 37,8% pour le secteur public qui emploie 4,267 millions de personnes.

Rabah Nadri

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