Renault Production Algérie: Djamila Tamazirt reçoit André Aboud

La ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt, a reçu les responsables du groupe Renault Algérie pour examiner la situation qui prévaut au niveau de l’usine Renault Production Algérie, sise à Oued Tlelat, à Oran.

En effet, une délégation le directeur général de Renault Algérie, André Abboud, a exposé les difficultés auxquelles fait face de cette d’assemblage lancée en novembre 2014.

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, André Abboud a présenté un bilan exhaustif de la première phase (SKD) de ce projet qui a atteint ses cinq ans au cours desquels cette unité de Montage avait bénéficié des avantages fiscaux et parafiscaux.

Entre autres, André Abboud a abordé le taux d’intégration de cette usine et la création de postes d’emplois, mais aussi les perspectives prometteuses concernant l’exportation d’un volume défini par le cahier des charges.

Abordant la deuxième phase (CKD) du projet et qui devra démarrer dès l’année 2020, la ministre a fait savoir aux responsables de Renault Algérie et de Renault Production Algérie qu’«après les réajustements opérés en 2019 relatifs au quota de kits SKD, attribué par le gouvernement, l’activité de l’usine reprendra son cours en 2020», insistant particulièrement sur les aspects liés au développement de la sous-traitance et l’exportation, conformément aux textes réglementaires régissant cette activité.

Cela étant dit, les responsables de Renault Algérie ont relevé qu’après cinq ans de production, l’usine n’a assemblé que la Dacia Sander Stepway, la Clio Symbol et la Clio 4, alors que des modèles, en attente d’homologation, sont dans les bagages de Renault Production Algérie.

A J-15 de l’épuisement de ses stocks de kits CKD/SKD, c’est-à-dire à compter du mois de novembre prochain, Renault Algérie était contraint de faire appel au ministère de tutelle pour trouver des solutions à même de maintenir le cap de production pour éviter la suspension de la chaîne de production en raison de l’indisponibilité des kits destinés au montage des véhicules touristiques.

Et si cela ne signifie nullement la fermeture de l’usine d’Oued Tlelat, cette suspension provisoire des activités de montage met en difficulté Renault Algérie qui tentent de faire fonctionner l’usine à des rythmes moins intenses pour essayer d’éviter l’arrêt total de sa chaîne de production.

Et si le cap de 2020 annoncé par la ministre sera maintenu, ce qui est évident pour le moment au vu de la situation économique du pays, Renault devra inévitablement recourir aux congés forcés de ses employés pour parer au spectre des licenciements.

Du reste, André Abboud a rassuré que toutes commandes validées seront honorées et les clients seront livrés selon le calendrier arrêté entre les deux parties.

Yanis Oumakhlouf

 

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