Pêche et aquaculture: La formation pour renforcer la filière

Faciliter l’accès aux financements, bénéficier de l’accompagnement technique et scientifique, garantir des formations pour les professionnels, sont entre autres, les revendications que les représentants des associations  de la société civile et des professionnels du secteur de la pêche et aquaculture, ont soumis au Ministre de la Pêche,  Sid Ahmed Ferroukhi, lors de la rencontre qui les a réunis à l’institut national supérieur de la pêche et de l’aquaculture.

Le but de cette rencontre, qui a regroupé les associations de la société civile, des professionnels du secteur de la pêche, des association pour la protection des consommateurs et celles activant dans la préservation de l’environnement, était de recenser les préoccupations des professionnels du secteur de la pêche et de l’aquaculture dans les quatre coins du pays. Elle visait également à mobiliser les associations de la société civile  dans les activités touchant au secteur de la pêche et de l’environnement qu’il soit saharien, marin ou continental.

Les associations présentes à cette rencontre n’ont pas manqué d’évoquer toutes les difficultés rencontrés lors de l’exercice de leur métier. Pour certains, ce sont les conditions de travail pénibles des pêcheurs qu’il faut améliorer, d’autres ont insisté sur la nécessité d’avoir des sièges sociaux et des moyens de travail adéquats.

La préservation des fonds marins est une préoccupation que n’a pas manqué d’évoquer le président de l’association « Seybouse » d’Annaba. « Il faut intensifier les efforts de sensibilisation aux dangers de la pollution de la mer et l’impact que cela peut avoir sur la flore et la biodiversité marine ».

Dans l’ensemble, les associations ont demandé d’encourager la création de micro entreprises dans ce secteur, de réaménager et réhabiliter les ports et de mieux organiser les ventes des produits de la pêche.

Pour ce qui est des aquaculteurs du sud du pays, leurs revendications tournaient surtout autour de la création d’usines pour aliments de poissons et les matières premières, actuellement importées et donc souvent chères.

Le ministre de la pêche et de l’aquaculture, Sid Ahmed Ferroukhi, a assuré que d’autres rencontres  de ce genre seront organisées  l’avenir afin de mobiliser les associations activant dans ce domaine et le degré de leur implication dans la réalisation de nouveaux projets. Même les associations de la société civile et le rôle qu’elles ont à jouer dans l’intégration des jeunes.

Le Ministre de la pêche explique que le secteur s’oriente résolument vers la pêche en haute mer, ce qui  implique la présence de compétences humaines qualifiées.

Dans ce cadre, il a annoncé l’intégration de 5 000 jeunes dans les multiples programmes de formation.

Rania Derouiche

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