Montage automobile: Djamila Tamazirt rassure Renault Algérie

Le cas de l’entreprise de montage automobile Renault Algérie ne présente pas de problème particulier concernant les  modalités de quotas des kits CKD/SKD, selon la ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt.

«Renault ne présente pas de problème particulier, le dossier se présente de façon très conforme», a-t-elle fait savoir, rappelant que l’Etat est actionnaire à hauteur de 51% de cette entreprise et qu’une séance de travail avait récemment réuni les représentants du ministère et ceux de Renault Algérie au cours de laquelle a été évoqué le sujet du taux d’intégration nationale, notamment pour l’année 2020.

Rappelant les nombreux avantages accordés par l’Etat en matière d’exonérations fiscales et de droits de douanes, DjamilaTamazirt, a affirmé que «ces avantages doivent se traduire par une plus grande intégration nationale, générant de la croissance et de la création d’emplois, ainsi   qu’un développement du tissu de sous-traitants locaux».

Pour rappel, Renault Algérie avait récemment écarté la fermeture de son usine d’Oran, faisant savoir que ses stocks de kits CKD/SKD, destinés au montage automobile allaient s’épuiser à compter de novembre prochain.

Auditionnée, ce matin, par la Commission des finances de l’Assemblée populaire nationale (APN), Djamila Tamazirt a mis l’accent sur la nécessité de mettre au point une stratégie nationale pour l’exportation des véhicules.

Cette stratégie concerne également la relance des usines publiques fermées ou privatisées dans tous les secteurs, la révision du cahier de charges des usines de montage de véhicules qui «n’ont pas respecté les clauses convenues, notamment les prix et le taux d’intégration nationale».

A ce titre, les députés ont critiqué la durée de trois ans, fixée pour l’importation des véhicules à essence uniquement, appelant, de ce fait, à porter cette durée à 5 ans pour inclure aussi les véhicules à moteur diesel, d’autant que ces derniers sont montés localement.

Dans sa réponse, la ministre a indiqué que les véhicules diesel deviendraient plus polluants à l’environnement après des années d’utilisation, raison pour laquelle ils sont exclus de l’importation contrairement à ceux fabriqués localement, en état neuf, ajoutant que la durée de trois ans a été étudiée sous tous ses aspects, techniques ou financiers.

S’agissant du cahier de charges destiné aux usines de montage, DjamilaTamazirt a affirmé que ses clauses étaient en cours de révision, indiquant que les usines ne respectant pas les clauses ne bénéficieraient pas du renouvellement des autorisations d’importation des kits d’assemblage.

Rabah Nadri

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