Grève à Air Algérie: 40 stewards et hôtesses de l’air suspendus

Le personnel navigant commercial (PNC) d’Air Algérie a paralysé, dès la matinée de ce jour 17 février  l’aéroport d’Alger provoquant l’annulation de 10 vols, dont 7 vols internationaux.Cette grève à Air Algérie déclenchée sans préavis a fortement impactée le trafic.

Selon  Air Algérie, il s’agit d’un « mouvement social sans préavis réglementaire de la corporation du personnel navigant commercial », suivi de « perturbation des vols ». Dans un communiqué  la compagnie précise que « cette grève a été initié par le Syndicat National du personnel navigant commercial Algérien (SNPNCA), dont les membres ont empêché les personnels navigants commerciaux d’effectuer leur vols.»

Devant cette situation, la compagnie nationale de navigation aérienne a fait appel à un huissier de justice pour constater l’abandon de poste des stewards et des hôtesses de l’air.

Suite à quoi, un PV a été dûment établi et ce sont 40 stewards et hôtesses de l’air qui ont été suspendus à titre conservatoire.

Selon nos sources, les grévistes réclament un salaire de 500.000 dinars, alors qu’ils touchent, actuellement, entre 170.000 et 250.000 dinars, sans compter les avantages et les primes qui sont notifiés à ces employés qui ont pris en otage des centaines de passagers.

Pour gérer une telle situation, notamment marquée par la panique, les altercations et le doute, Air Algérie a installé une cellule de crise et a renforcé les personnels au niveau des guichets d’enregistrement et à l’intérieur des salles d’embarquement.

Aussi, Air Algérie a dû mobiliser des avions gros porteurs pour gérer le flux de voyageurs, dont les vols sont maintenus, alors que les passagers, dont les vols sont annulés, seront pris en charge, graduellement, dès la matinée de demain mardi.

A l’heure où nous mettons en ligne, aucune instance du PNC n’a daigné communiquer à ce sujet, ne serait-ce que pour apaiser les esprits, notamment les centaines de passagers qui sont à l’aéroport d’Alger depuis 4 heures du matin.

Air Algérie a décidé de prendre d’autres mesures légales et réglementaires à l’encontre de ces grévistes car précise le communiqué cette  « grève surprise est assimilée à une « prise d’otage », par la compagnie qui affirme ne pas « tolérer le déclenchement de l’arrêt de travail par simple SMS, sans avoir au préalable respecté les procédures réglementaires et légales régissant le droit de grève.»

Yanis Oumakhlouf

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