Des micro-entreprises pour exploiter les produits forestiers

Une stratégie nationale pour la création de micro-entreprises, dans le cadre d’une exploitation durable des produits forestiers non ligneux (PFNL), est en préparation, nous a indiqué Khadra Achour, directrice nationale du programme PNFL auprès de la Direction Générale des Forêts, en marge d’un atelier national de planification du projet de valorisation de la filière des produits forestiers non ligneux (PFNL), organisé, en coopération avec la l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à Alger.

« Aujourd’hui nous avons  abordé d’avantage  l’aspect économique des  produits forestiers non ligneux. Ce projet  a pour objectif la valorisation et la préservation d’une ressource  mal exploitée »A indiqué notre interlocutrice.

Dans le même contexte, et afin de  créer de micro-entreprises capables de contribuer à la préservation des sources souvent fragiles, la directrice du programme PNFL a exhorté les participants à travailler pour  formaliser la filière PFNL, surtout  avec  la formation des populations vivant près des domaines forestiers.

Par ailleurs, quatre wilayas potentielles ont été sélectionnées par les organisateurs de cet atelier à savoir, Khenchela, Mostaganem, Blida et Constantine.

Selon un expert de la DGF, un nombre restreint de  produits forestiers non ligneux est actuellement exploité au niveau national dont la majorité l’est illégalement. Ce même responsable a relevé l’intérêt d’attribuer la priorité aux espèces spontanées, celles déjà présentes sans l’intervention de l’homme, et de tenir compte de la disponibilité de la ressource pour ériger les produits les plus disponibles en priorité.

Parmi  des  produits forestiers non ligneux à exploiter présents à travers le territoire national, ce même responsable  a notamment cité le romarin, l’armoise blanche, le lichen, le laurier sauce, le thym, la camomille sauvage et le caroubier.

Présent à cette rencontre, le représentant de la SARL Boublenza (entreprise algérienne activant dans l’exploitation et l’export du caroube et de ses dérivés), Chakib Boublenza, a relevé la difficulté pour son entreprise à récolter le caroube, notamment du fait de la rareté de la ressource.

A titre de rappel, le prix du kilo de caroube est passé de 5 à 70 dinars,  ces dernières années ce qui a poussé les populations à s’investir plus pour préserver les plants et améliorer les récoltes.

Sofiane Hennad

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