Conflit Tonic industrie: Aucun accord en vue entre l’administration et les grévistes

L’issue du conflit Tonic industrie ne semble pas proche puisque les travailleurs bouclent leur troisième semaine de grève, pour rappel entamée le 17 février dernier. Date depuis laquelle les cadres de la direction générale sont interdits d’accès au siège. Saisi par la direction du Groupe, le tribunal de Koléa s’était déclaré incompétent. Depuis c’est l’impasse.

Les salaires impayés sont la principale raison du conflit Tonic industrie qui paralyse l’entreprise.

La Direction de Tonic industrie travaille pour trouver des solutions à même de faire sortir l’entreprise de la zone dangereuse vers laquelle elle s’achemine et soutient que l’unique option pour sauver l’outil de production est la reprise du travail.

L’une des solutions proposées par le Conseil d’administration du Groupe, pour  résoudre ce problème et ce problème, était un accord de principe avec la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR), pour un crédit d’1 milliard de dinars, avec possibilité de le porter à 2,5 milliards le crédit d’exploitation.

Cette solution ne semble pas satisfaire le syndicat de l’entreprise, qui juge cette somme insuffisante et ne peut couvrir les besoins financiers du groupe.

Pourtant cet accord de principe avec la banque ne date pas d’aujourd’hui. Il est le résultat d’un plan de d’action que la nouvelle administration avait tracé, depuis son arrivée durant l’été 2019.

Ce plan d’action avait pour but de trouver des solutions urgentes pour rééquilibrer le déficit financier  du groupe à moyen terme, c’est-à-dire 2020.  Un déficit qui a commencé en 2011 et s’est aggravé durant l’année 2019. En effet, il a atteint 10 Mds, alors que le capital du groupe est de 30 Mds.

Dans une déclaration à l’APS, le président du conseil d’administration Idris Yaalaoui, avait affirmé que l’unique solution pour trouver une issue  à cette situation, était de reprendre l’activité. Il a également écarté tout risque pour l’entreprise de se retrouver « en faillite » et ce, en dépit du déficit de 10Mds.

« L’unique option possible pour sauver le Groupe est la reprise de l’activité et le retour des unités de l’usine à la production, suivant un plan d’efficacité permettant de rattraper le déficit enregistré en 2020 et ce, dans le cadre d’une vision consensuelle satisfaisantes pour toutes les parties », a-t-il affirmé. Il ajoute également que « des solutions existent pour le paiement des salaires grâce à un prochain accord de financement des besoins de l’usine, pour couvrir la masse salariale estimée à 140 millions de DA/mois ».

Pour rappel, Tonic industrie spécialisé dans la fabrication de papier et de carton ondulé, a réalisé des volumes de production satisfaisants en ce qui concerne l’unité « papier hygiénique » avec 720 tonnes rien que pour le mois de janvier 2020, alors qu’en 2019 le chiffre était de 500 tonnes. Le groupe se lance également dans la production de sacs en papier destinés au pain se trouve freiné dans son élan par ce conflit qui compromet le devenir des unités de productions et de leurs salariés.

K.M.B

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