Club du Sahel et de l’Afrique de l’ouest : repenser la géographie urbaine en Afrique

Comprendre les réalités urbaines  permet d’assurer les meilleurs politiques, affirme le nouveau rapport du club du Sahel et de l’Afrique de l’ouest, qui se  base sur  l’existence encore des milliers d’agglomérations urbaines, que les statistiques officielles ne prennent pas en compte.

Ce rapport,  lancé lors d’un événement organisé en marge du 33e sommet de l’Union Africaine, à Adis Abeba, en Ethiopie, vise à mieux concilier la problématique de l’urbanisation et le développement durable.

Un rapport qui va au cœur d’un problème des plus importants, et concerne l’urbanisation spontanée en Afrique.

Il est intitulé : « Dynamiques de l’urbanisation africaine 2020 : Africapolis, une nouvelle géographie urbaine »  et, détaille tout ce qui découle de ce phénomène à savoir, densification des territoires, croissance démographique et atteinte à l’environnement.

Cette situation, qui ne concerne pas uniquement les petites villes ou les banlieues,  est le fait de la forte croissance démographique dans le continent.

Les chiffres affirment qu’à l’horizon 2050, les villes africaines devraient accueillir 950 personnes supplémentaires. Cette croissance ne manquera pas d’induire de profondes transformations urbaines qu’il est urgent de prendre en compte.

Selon ce qu’il est dit dans le rapport, de petites villes intermédiaires émergent de plus en plus  en Afrique. Il en veut pour preuve, la présence de 210 millions d’africains dans 1400 villes intermédiaires.

Ces villes qui se développent  sans soutien politique ou économique, sont loin d’atteindre un développement durable ou des progrès sociaux.

Cette transition urbaine que connaît l’Afrique

Aussi, les réflexions du rapport publié par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’ouest,  portent elles sur l’idée de penser la géographie d’une manière différente, ce qui permettra de rattraper le retard enregistré dans le continent, en matière de développement urbain.

« Dans la planification de l’urbanisation en Afrique, nous devons nous assurer que nos politiques publiques soient respectueuses de chacun » a répondu la ministre Angolaise des affaires sociales au président honoraire du club du Sahel, et Secrétaire exécutif de l’Agence de développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD), le Dr Ibrahim Mayaki, qui avait émis l’idée d’une nouvelle vision de la géographie urbaine.

Khadidja Mohamed Bouziane

 

 

Les commentaires sont fermés.