Certification: AFNOR Algérie intermédiaire entre le client et AFNOR Certification de Paris

«Chaque mois, nous recevons entre 5 et 6 demandes de certification. Cela signifie que les entreprises s’orientent de plus en plus vers la certification. Mais, il faut dire que les motivations de chaque entreprise lui sont propres. » Indique à Dzentreprise,  Rahim Nabil, Directeur général d’AFNOR Algérie, un organisme de droit algérien présent depuis 2008,  et faisant partie du Groupe Afnor.

« En effet, si une entreprise vise à avoir plus de parts de marché, pour une autre il est encore plus important de se distinguer de la concurrence alors que le responsable d’une entreprise donnée, espère arriver à une meilleure organisation. Quelles que soient les motivations qui poussent ces entreprises vers la certification, le plus important est que cette démarche apporte certainement un plus indéniable » affirme Rahim Nabil, le premier responsable d’AFNOR Algérie.

D’ une manière générale, la certification est une démarche volontaire que l’entreprise choisit d’adopter. Pour ce faire, un auditeur est choisi selon le secteur d’activité de l’entreprise.  Le rôle d’AFNOR Algérie  consiste à évaluer le système de management de cette entreprise et voir dans quelle mesure il est conforme à la norme ISO 9001/2015, comme cela est commun à tous les auditeurs. « En fait nous sommes un intermédiaire entre le client et AFNOR Certification de Paris. » nous précise Rahim Nabil, pour résumer le domaine d’intervention de l’organisme de certification.

Le choix de la certification se fait donc selon l’activité de l’entreprise et les objectifs qu’elle veut atteindre. Aussi, il existe de nombreuses certification comme le référentiel FSSC 22 000, relatif à la sécurité des denrées alimentaires. « Cette norme est plus sévère que l’ISO 22 000 dont elle s’inspire. Elle est exigée par certains pays comme l’Allemagne, l’Angleterre et les USA », nous explique t- on. Il existe aussi une certification qui s’adresse spécialement aux fabricants des dispositifs médicaux. Il s’agit du référentiel ISO 13 485/2016.

L’ISO 50 001 s’adresse pour sa part à la bonne utilisation de l’énergie dans tous les secteurs, que ce soit dans les différentes industries ou les services.

Le secteur automobile n’est pas en reste puisqu’il existe un référentiel l’IATF 16 949 qui concerne en premier lieu les sous- traitants du secteur automobile, c’est-à-dire ceux qui fournissent toute la pièce nécessaire pour le montage automobile. « Entre 2017 et 2019, nous avons lancé plusieurs formations pour faire connaître ce référentiel à tous les sous-traitants afin qu’ils puissent intégrer ce secteur où les exigences sont telles qu’il faut être certifié pour pouvoir y prétendre ».Soutient Rahim Nabil.

Pour rappel, Il existe aussi une nouvelle norme à savoir, le nouveau ISO45 001 dédiée à la santé et la sécurité au travail et qui remplace l’OHSAS 18001.

K.M.B

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