Aviculture: Vers la régularisation des exploitations informelles

Les exploitations avicoles informelles seront bientôt régularisées par le gouvernement en vue d’établir une fiche d’identification en perspective de les accompagner dans leur transition vers le secteur formel pour la traçabilité des produits avicoles.

En effet, une opération de recensement des exploitations avicoles informelles, prédominant la filière, a été lancée pour régulariser leur situation.

Selon le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, «au cours de ce recensement, les services du ministère délivrent aux exploitants informels une fiche d’identification en perspective de les accompagner dans leur transition vers le secteur formel pour la traçabilité des produits avicoles».

Largement majoritaire, les exploitations avicoles informelles représentent 70% du nombre global des exploitations agricoles existantes, dont le nombre est estimé à 38 600 fermes implantées à travers le pays.

Même s’ils ne disposent pas d’agrément, ces éleveurs sont, dans leur quasi-totalité, des professionnels et contribuent largement à la production nationale de viande blanche, qui dépasse 5 millions de quintaux et près de 6,5 milliards d’œufs destinés à la consommation.

Selon la même source, l’activité de ces éleveurs permet également de générer des postes  d’emploi, sachant que le secteur compte quelque  500 000 postes environ à l’échelle nationale.

Aussi, le ministère a considéré que le problème du marché parallèle de la volaille est à dissocier de l’aspect sanitaire, à proprement parler, car tous les élevages de volaille, qu’ils soient clandestins ou non, sont suivi par des vétérinaires.

Du reste, leur statut sanitaire est exactement le même que les élevages agréés, qui sont souvent leurs voisins de proximité. Parmi les raisons qui poussent ces aviculteurs à la clandestinité, figure l’environnement économique rigide.

Par ailleurs, d’autres programmes sont en phase de discussion entre interprofessionnelle des avicoles et l’administration pour lever toutes les contraintes fiscales et administratives qui peuvent entraver le développement de la filière.

L’objectif est d’optimiser la production avicole, aussi bien en quantité, qu’en qualité. Mais l’intérêt c’est qu’elle soit aussi rentable pour le consommateur que pour l’éleveur.

Concernant  l’abattage clandestin et ses risques sanitaires, il est établi qu’il s’agit d’une pratique rare en Algérie, par contre le pays compte quelque 800 tueries, qui fournissent environ 80 % de la viande blanche commercialisée sur le marché national.

Yanis Oumakhlouf

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