jeudi 15 novembre 2018
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Une loi pour taxer « l’américain » Google

Les médias français et allemands s’organisent

Les éditeurs de presse français et allemands appellent leurs gouvernements et parlements respectifs à légiférer sur le versement par les moteurs de recherche, comme Google, de droits voisins.

Concrètement, la production d’un lien renvoyant vers un contenu serait assimilée à sa reproduction, ce qui rendrait obligatoire la rémunération.

Les journaux, mais aussi le monde de la musique ou du cinéma, reprochent aux moteurs de recherche de réaliser d’importants profits publicitaires en ne faisant que référencer leurs titres.

Un texte signé par trois syndicats de presse français (SPQN, quotidiens nationaux, SPQR régionaux et SEPM, magazines) et deux allemands (BDZV et VDZ) invite les gouvernements et les parlements à soutenir les projets législatifs de droits voisins.

“Taxe Google”, tel est le surnom donné au projet allemand car il s’attaque principalement au moteur de recherche Google.

Du côté français, Aurore Felippeti, ministre de la Culture et de la Communication, a pris position en faveur d’un versement d’une participation des “gros acteurs” d’’Internet au financement de l’information.

Pour sa part, Google France a estimé que « le projet de loi proposé par les associations françaises des éditeurs de presse serait néfaste à la fois pour Internet, pour les internautes et pour les éditeurs qui bénéficient d’un trafic substantiel envoyé par le site Google Actualités ainsi que par le moteur de recherche ».

Google, basé en Irlande, est l’une des premières régies publicitaires en France, avec plus d’un milliard d’euros de recettes, selon Francis Morel, directeur général du groupe Les Echos.

Google riposte en refusant la rémunération des médias Français au titre de leur référencement.

L’américain évoque en fait une sorte « d’échange de bons procédés » car il rapporterait chaque année à la presse plus de 4 milliards de visites.

De quoi utiliser à bon droit, selon lui, les titres et les résumés des articles sur son service Google actu. La presse française lui doit ainsi environ 40% de son audience.