mardi 13 novembre 2018
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SALEM 2012

L’incontournable rendez-vous des promoteurs

 

Le Palais des expositions des Pins-Maritimes, à Alger, a accueilli, du 22 au 26 février, le Salon national de l’emploi « SALEM 2012 ». Placé sous le thème « La promotion de la micro-entreprise au service du développement local», cet évènement a connu la participation de 450 promoteurs algériens venus des quatre coins du pays.

 
Le SALEM 2012, inauguré par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a été l’occasion de divulguer les dispositifs d’emploi et de création de micro-entreprises, mis en place par le gouvernement dans le cadre du soutien aux PME et PMI en Algérie.
Les promoteurs ont tenu à marquer leur présence en se présentant en force à ce forum des entreprises avec pas moins de 450 micro-entreprises créées dans le cadre de ces dispositifs, dont 250 créées dans le cadre de l’Agence nationale du soutien à l’emploi (Ansej), 100 entreprises financées par la
Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) et 100 autres financées par l’Agence nationale de gestion de micro-crédit (Angem).
Ces mesures encourageantes, inscrites dans le programme du Président de la République, Mm. Abdelaziz Bouteflika, ont permis la création de 61 111 entreprises en 2011 contre 31 000 micro-entreprises durant l’année 2010.
Ce bond qualitatif est, selon Tayeb Louh, le résultat «des facilitations accordées aux promoteurs».
Le ministre et premier responsable du secteur table, d’ailleurs, sur une hausse substantielle (de l’ordre de 60 000 à 64 000) du nombre de ces entreprises durant l’année en cours. En ce sens, ces dispositifs, adoptés par les autorités publiques pour accompagner les jeunes entrepreneurs,
incitent, entre autres, les banques à leur accorder des prêts dans un délai ne dépassant pas deux mois.
les jeunes promoteurs algériens, étudiants ou bien simples chômeurs, se trouvent ainsi devant un large choix pour tracer leur carrière dans le monde du travail.

En rappelant que l’Ansej offre, par exemple, un accompagnement aux jeunes durant tout le processus de création et de l’extension de la micro-entreprise par l’entremise d’équipes d’accompagnateurs formés et
réquisitionnés pour cette tâche.
A ce titre, et dans un premier temps, il est mis à la disposition de tout postulant à la création d’une micro-entreprise, un expert dont la mission est de fournir une idée claire sur l’activité envisagée ainsi que de valider les qualifications et les acquis professionnels de l’intéressé pour une meilleure
orientation.
S’ensuit une étude de marché pour déterminer le choix des équipements adaptés au projet en question, le choix juridique, les ressources humaines et financières.
Une fois le projet validé par la commission locale d’étude de financement des projets pour l’étape du financement, l’Ansej apporte son soutien pour l’obtention du crédit bancaire. Ddès le démarrage de l’activité, l’accompagnateur effectue, régulièrement, des visites pour offrir des conseils à l’entrepreneur.
Sur un autre registre, la Cnac offre une chance aux chômeurs, promoteurs de projets d’activités âgés de 35 à 50 ans, de réaliser leur rêve.
Ce dispositif, mis en place par le décret présidentiel n°03/514 du 30/12/2003 et textes d’accompagnement, favorise la création d’activités de biens ou de services.
Le lancement du dispositif est intervenu, rappelle-t-on, dès le mois d’avril 2004 avant de passer au stade opérationnel en octobre-novembre de la même année.
Enfin, et s’agissant de l’Angem, qui apporte également sa contribution dans ce volet sensible, cet organisme accorde pour sa part un micro-crédit. Autrement dit, un prêt à des catégories de citoyens âgés de plus de 18 ans sans revenus ou disposant de petits revenus, de revenus instables ou irréguliers.

29 jeunes de 13 wilayas bénéficient de «véhicules-ateliers»

Vingt-neuf jeunes de treize wilayas ont bénéficié, récemment, de «véhicules-ateliers» équipés pour plusieurs spécialités, dont la mécanique, la plomberie et la climatisation et ce, au cours d’une cérémonie tenue en marge du SALEM et présidée par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh.
Cette opération entre dans le cadre des dispositifs de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej) et de la Caisse nationale d’assurance-chômage (Cnac), conformément aux recommandations du Président de la République, Mr. Abdelaziz Boutfelika ,données en Conseil des ministres du 22 février au profit des jeunes diplômés de la formation professionnelle.
Le nombre total des jeunes détenteurs de «véhicules-ateliers» a atteint, après cette opération, 92 bénéficiaires, indiquent des sources de l’Ansej. Un exposé détaillé sur la stratégie nationale de l’emploi a suivi la cérémonie de remise des clés, en présence de plusieurs ambassadeurs accrédités à Alger qui ont visité les stands du salon «Salem 2012», organisé, souligne-t-on, sous le thème «La promotion de la micro-entreprise au service du développement local».

Amar Taïbi, gérant du groupe Climat’Eco Algérie

Composé de quatre groupes, spécialisés dans l’installation et le montage des chauffe-eau solaire, photovoltaïque, éolienne et éclairage solaire, Climat’Eco Algérie a démarré son activité depuis une année et demie dans le cadre du dispositif Cnac.
Installée à Aïn Benian, elle dispose d’une unité de production à Bouchaoui à Alger. Ses appréciations :
« J’activais depuis l’année 2002 dans le domaine des énergies renouvelables. Seulement, c’était à l’étranger. Je suis rentré au pays en 2010, date à laquelle je me suis décidé à lancer mon entreprise en Algérie actuellement, notre objectif est d’élargir l’activité sur le territoire national et, pourquoi pas, créer une usine éolienne et de chauffages solaires, ce qui devrait engendrer de nouveaux postes d’emploi».

Bilal Temam, Directeur Commercial au sein de l’Eurl Maravilla productrice de « Chipsou »

Créée en décembre 2002, l’Eurl Maravilla a eu un long parcours du combattant administratif depuis son obtention d’un crédit Ansej.
A travers « Chipsou », cette entreprise a réussi, aujourd’hui, à acquérir encore plus de parts du marché et devenir l’un des plus importants concurrents. Il se confie.
« Je trouve que le salon est réussi. Nous avons noué des contacts avec différents exposants et eu l’opportunité d’être encore plus proches du consommateur quant à son appréciation sur la qualité de nos produits. Par ailleurs, l’un des points positifs de cet évènement est qu’il nous a permis de nous faire une idée sur les compétences algériennes dans ce domaine. D’ailleurs, près de 54 CV ont été déposés au niveau de notre stand. Actuellement, nous préparons notre participation au Salon de l’agroalimentaire mars.»

Farid Bedache, Manager de la société des travaux de signalisation routière «Badache Aïn Oussera»

Ce jeune promoteur se présente comme le concepteur de la première machine au monde destinée à peindre les balises en béton des autoroutes. On l’écoute.
«Ma spécialité est la signalisation. J’ai remarqué que les services de maintenance peinent à peindre les balises en béton des autoroutes, suite à quoi j’ai mis en place cette machine. Pour sa réalisation, j’ai bénéficié du dispositif Ansej, il y a plus d’une année. Actuellement, je gère une société à Djelfa avec cinq employés. Nous avons déjà une ouverture sur quelques wilayas à l’instar de Médéa, Djelfa, Laghouat et d’autres.
ce salon représente une aubaine pour nous pour l’acquisition de nouveaux marchés, sachant que l’attribution des marchés publics, autrement dit 20%, est, malheureusement, loin d’être respectée par les pouvoirs publics ».

Nassim Aoudia, gérant de l’Eurl ANFM spécialisée dans le matériel agricole et des travaux publics

A la tête de 61 employés, Mr. Aaoudia se spécialise dans la fabrication mécanique, conception et réalisation du matériel agricole ainsi que celui destiné aux travaux publics.
Installée à Bordj El Bahri, cette entreprise a débuté son activité en 2005. Il nous en parle :
« Nous avons acquis une bonne expérience dans le domaine durant ces sept dernières années. Aujourd’hui, et après être devenu l’un des plus importants opérateurs, nous disposons de deux unités de production, la première est située au siège même de l’entreprise, alors que la deuxième est localisée à El Affroun.
Notre extension s’est faite par nos propres moyens certes, mais le démarrage de notre activité sur le marché national a pu avoir lieu grâce au dispositif mis en place par l’Ansej ».

Yacine Zennadi, Propriétaire de l’ETS Zennadi, spécialisé dans les pâtes fraîches Bio

Bénéficiaire du dispositif Ansej au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou, Yacine Zennadi se retrouve, aujourd’hui ,à la tête d’une entreprise familiale, composée de huit employés.
Sa spécialité, les pâtes alimentaires bio. Présentations :
«Notre idée est d’aider au développement de la production agroalimentaire nationale en exploitant le créneau des pâtes bio, sachant que ce genre de production manque en Algérie. Ce sont des pâtes 100% algériennes, fabriqués avec des produits bien de chez nous et une garantie de préservation d’un mois. Notre objectif, actuellement, à moyen terme, est de réaliser une extension sur le marché national en touchant le plus de wilayas .»

Par Serine Belhadj