vendredi 16 novembre 2018
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Risk Management : Préoccupation majeure des Entreprises

Le risque c’est un événement ou une action qui affecte la capacité de l’entreprise à atteindre ses objectifs ou à assurer sa pérennité.
L’entreprise, dès sa création, est confrontée à diverses contraintes représentées par ses différents partenaires et doit évoluer en fonction de ces contraintes.
L’environnement de l’entreprise : chaque partenaire est un risque ! Le monde change. L’entreprise aussi. Au regard des mutations économiques et technologiques actuelles, tout n’est que… risque.
Entreprendre c’est savoir gérer économiquement les aléas. Si les risques n’existaient pas, il n’y aurait ni succès ni échec ! Il n’y aurait tout simplement ni entrepreneurs ni entreprises.

L’environnement de l’entreprise : chaque partenaire est un risque !
On mesure bien alors la raison d’être d’une entreprise : prendre des risques : plus le risque est grand, plus les profits peuvent être grands aussi ! Mais attention à l’effet inverse !
Mieux percevoir les risques, comprendre que rien n’est jamais sûr, puis réduire économiquement ces incertitudes est un Système de Management.
Or le constat est sans appel : une grande part des projets essuient ou aboutissent à des échecs graves et coûteux (tant du point de vue technique, que financier ou commercial), à une dégradation ou à une remise en cause de leurs principaux objectifs (coûts, délais et performances techniques), voire à leur abandon pur et simple.
C’est la raison pour laquelle, la gestion des risques d’un projet quelconque est devenue, pour beaucoup d’entreprises, une préoccupation majeure. Le management des risques ou Risk Management est une démarche qui s’intègre totalement dans le processus global de management des projets et dans la réflexion stratégique des entreprises.
Or beaucoup d’entreprises n’évaluent l’ensemble de leurs risques qu’une fois tous les ans ou moins. Or les experts sont formels : seule une stratégie globale des risques, bien maîtrisée et régulièrement actualisée, permet de gérer le développement de l’entreprise et d’assurer sa pérennité.
Certes, la prise de risques est inhérente à la fonction même de chef d’entreprise. Mais ce risque doit être mesuré, calculé.
Les étapes pour évaluer et quantifier les risques sont :
Étape n°1 : L’identification et la caractérisation des risques.
Étape n°2 : L’évaluation et la hiérarchisation des risques.
Étape n°3 : Le traitement des risques.
Étape n°4 : Le suivi et le contrôle des risques.
Étape n°5 : La capitalisation et la documentation des risques.

Typologie des risques

Les risques stratégiques :
anticipation de l’évolution d’un marché par exemple

Les risques opérationnels :
ce sont les risques de tous les jours et touchent au modèle économique de l’entreprise, à son fonctionnement, (la production, les ventes, les achats, etc.). Aujourd’hui, le moindre dysfonctionnement au sein d’une chaîne de production, d’approvisionnement ou de distribution peut interrompre inopinément la continuité des affaires de l’entreprise. Le risque industriel et environnemental figure parmi ces risques.

Les risques humains :
l’Homme est une des composantes majeures du patrimoine de l’entreprise. La perte du capital de savoir-faire et la perte de connaissances, d’informations constituent des risques majeurs qui devraient préoccuper les dirigeants. La gestion des compétences en interne est un enjeu très important et un tremplin pour l’essor de l’entreprise de demain.

Les risques financiers :
Les plus COURANTS mais les dangereux sont souvent les plus méconnus. Citons notamment les risques liés au reporting financier, comme la fiabilité des informations produites par l’entreprise ou la qualité des arrêtés de compte.

Les risques liés à la gouvernance :
Ils sont relatifs au bon exercice du pouvoir à tous les niveaux de la société.

Les risques juridiques :
Ils sont liés à la multiplication des législations et au durcissement des cadres réglementaires.
Exemple : la protection de l’environnement, la sécurité, la santé…

Les risques d’image :
Tout ce qui concerne l’image, la marque, la propriété intellectuelle de l’entreprise… Ils sont d’autant plus dangereux que, de nos jours, la confiance est essentielle à l’activité de l’entreprise.

Les risques liés à l’homme clé :
Un commercial qui prend trop de poids sur le chiffre d’affaires, un technicien regroupant trop de savoir-faire, une secrétaire commerciale multifonctions deviennent vite indispensables. C’est très risqué. En cas de départ, de maladie, c’est la catastrophe ! D’où l’intérêt de définir concrètement qui fait quoi dans l’entreprise. D’analyser les connaissances, les savoir-faire spécifiques et la motivation de
chacun, afin de mieux redistribuer les rôles et d’entamer d’éventuelles politiques de formation.

Enjeu :

La raison d’être d’une entreprise se mesure donc à sa prise de risques : plus le risque est grand, plus les profits peuvent être grands aussi ! Mais attention à l’effet inverse !
Mieux percevoir les risques, comprendre que rien n’est jamais sûr, puis réduire économiquement ces incertitudes est un Système de Management.
Il n’est pas rare de voir des projets aboutir à des échecs graves et coûteux (tant du point de vue technique, que financier ou commercial), à une dégradation ou à une remise en cause de leurs principaux objectifs (coûts, délais et performances techniques), voire à leur abandon pur et simple.
C’est pourquoi, le management des risques d’un projet est devenu, ces dernières années, pour beaucoup d’entreprises, une préoccupation majeure. Le management des risques ou Risk Management est une démarche qui s’intègre totalement dans le processus global de management des projets et dans la réflexion stratégique des entreprises.

La gestion des risques : vaste domaine !

Définitions : Risques

  • Situation (ensembles d’évènements simultanés ou consécutifs) dont l’occurrence est incertaine et dont la réalisation affecte les objectifs de l’entreprise qui le subit.
  • Certains risques peuvent avoir des effets positifs: ce sont ceux que l’entreprise recherche (risques spéculatifs): investissement financier, outil de production, etc.
  • D’autres risques produiront des effets négatifs : ce sont ceux que l’entreprise craint : (risques purs): catastrophes naturelles, accidents industriels, Dommages aux biens, etc.
  • Certains risques sont directement liés à l’activité de l’entreprise : risques endogènes.
  • D’autres naissent avec l’environnement de l’entreprise : risques exogènes.
  • Un risque se caractérise par deux grandeurs : fréquence F et la gravité G
  • On appelle criticité = F * G

Finalité : il y a les risques financiers et non financiers
Mais le Management du Risque va au-delà de la simple dualité de la gestion financière des risques et du clivage risques financiers/non financiers, la stratégie des entreprises repose maintenant sur une véritable veille du risque qui s’apparente à de l’intelligence économique. Cette prévention des risques pesant sur les actifs aboutit à établir une grille des risques avec à chaque fois des veilles ciblées adaptées à chaque type de risques (politique, juridique, social, environnemental, etc.).

Démarche :
Jusqu’ici la démarche qui prédominait pour caractériser un risque était l’approche de l’ingénieur : le risque est la combinaison de probabilité d’évènements et de ses conséquences ! Mais le référentiel ISO Guide 73 – Vocabulaire du management du risque 1 qui a été revu lors du développement de la norme ISO 31000:2009 – Management du risque — Principes et lignes directrices, la nouvelle définition abandonne cette vision « ingénieriste » pour coupler les risques aux objectifs de l’organisation : « le risque est l’effet de l’incertitude sur les objectifs ».
Aujourd’hui, la dimension sociale fait une irruption remarquée dans le processus de gestion intégré des risques et les questions de responsabilité sociétale des entreprises se posent en tant qu’éléments de la stratégie d’un entreprise et nécessitent, de la même manière, la prise en compte d’un risque global, vis-à-vis de la société civile (impacts de l’activité, risques liés aux produits défectueux, etc., ), la dématérialisation impose un traitement attentif des dirigeants.
La gestion en continu de la grille de risques d’une entreprise suppose vision et vigilance du dirigeant et de ses conseils et cadres, pour la réadapter aux réalités du terrain et des systèmes régulateurs qui s’y appliquent.

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