mardi 13 novembre 2018
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Quid de la dépénalisation du délit de gestion ?

Le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements, Cherif Rahmani, poursuit son lobbying pour promouvoir la destination Algérie au sein du patronat français. Mais également au niveau des décideurs politiques français, qu’ils soient aussi bien de la gauche, actuellement au pouvoir, que de la droite.

Au détour d’un colloque sur les opportunités de partenariat entre les économies des deux pays, le ministre de l’Industrie aura en fait réussi à faire passer son message auprès de la communauté d’affaires et des industriels français: les investissements en Algérie restent avantageux, et rentables.

La règle des 51/49% ne semble pas rebuter les investisseurs français, et le ministre en a profité pour dresser un tableau complet des grands chantiers en cours en Algérie. Ainsi que les énormes besoins de l’économie algérienne, adossés à une commande publique tous secteurs confondus qui se chiffre à près de 286 milliards de dollars à l’orée de 2014.

C’est dire tout l’intérêt que réserve le patronat français aux arguments de la partie algérienne pour des partenariats « gagnants-gagnants ».

A Paris, Chérif Rahmani n’a pas chômé: accompagné de la ministre française du Commerce Nicole Bricq, il s’est entretenu tour à tour avec M, J.P. Raffarin, chargé de mission auprès de François Hollande en ce qui concerne les relations économiques avec l’Algérie, et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

C’est dire en fait que le ministre de l’Industrie multiplie les initiatives pour accélérer le rythme du redressement de l’industrie algérienne. En moins d’un mois, il a ainsi rencontré des présidents de groupes industriels allemands, français et arabes, dont des Qataris autour des grands projets d’investissements industriels. Mécanique, transports, machinisme agricole, agroalimentaire, matériaux de construction,tous les secteurs industriels sont en réalité au menu d’une vaste vision du ministère pour réadapter les grandes priorités du développement national.

Là, un projet de fabrication de voitures du constructeur français Renault, là des cimenteries avec l’un des leaders mondiaux pour alimenter les chantiers de réalisation de projets d’habitat, là des usines de construction de tracteurs ou de moissonneuses-batteuses.
Est-il adapté de dire que Chérif Rahmani veut faire beaucoup de choses en même temps? Il est aisé de répondre à cette question, même si celle qui est, aux yeux des responsables de sites industriels algériens, plus importants et relatifs à la dépénalisation de l’acte de gestion, est plus délicate.

Cette équation reste pour le moment dans l’attente d’une solution, d’autant que le secteur industriel a besoin de cadres compétents et qui doivent prendre des initiatives.

Par Ali Sassi