jeudi 15 novembre 2018
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Dérégulation totale du marché de l’immobilier : Quel impact de l’AADL, LPP et LSP sur les prix ?

Le marché de l’immobilier en Algérie étant ce qu’il est.
Totalement dérégulé, et échappant à toute logique de marché, si ce n’est l’humeur des «proprios» et autres courtiers immobiliers, les « smasra ».
Toutefois, si la qualité, la situation du bien ou encore les commodités offertes importent peu dans la détermination des prix, soit à la vente ou à la location, il y a bien des situations qui influent sur le marché.

Ce sont des raisons objectives qui rendent à la règle cardinale de l’offre de la demande tous ses droits.
C’est justement ce que nous vivons en ce moment même.
L’offre étant abondante, particulièrement pour les locations, où ceux ayant bénéficié des différentes formules de logement public, n’ont d’autre choix que de louer les maisons qu’ils possèdent pour pouvoir payer leurs quotes-parts.

Des connaisseurs dudit marché prévoient encore des baisses de prix d’ici le début de l’année 2016.
La raison : les souscripteurs aux logements publics seront appelés d’ici peu à régler de nouvelles tranches et un nombre important d’entre eux accédera aux nouvelles habitations.

O. Mounir, un courtier immobilier d’Alger, n’en pense pas moins que «les prix des locations vont connaitre une chute vertigineuse d’ici fin décembre, début janvier».

« Déjà en ce moment, il y a des gens qui proposent leurs logements à la location à des prix défiant toute concurrence, en proposant un rabais pour les locations de plus de 24 mois », témoigne-t-il.

Le même avis est partagé par Imad, un autre «semsar» d’Alger centre, lequel nous conseille pour toute location d’attendre quelques jours pour voir les prix baisser.

« L’offre est abondante sur le marché. Et le besoin d’argent chez les propriétaires obligés de louer ou vendre leurs biens afin de pouvoir payer les nouvelles habitations, fera que de bonnes affaires ne manqueront pas de se pointer à l’horizon », expliquet- il.

Ce n’est donc pas un hasard si, rien qu’à Alger, on trouve des locations proposées à 30.000 DA négociables dans des quartiers comme Bab-Ezzouar par exemple où, auparavant, on ne pouvait espérer louer un F3 à moins de 40, 45.000 DA le mois, avec bien évidemment une avance d’au moins un an et une caution de garantie de pas moins d’une mensualité.

Dans d’autres localités de l’Algérois, c’est le même topo.
L’offre n’est pas des moindres et les prix sont pour une fois à la portée. Cette tendance à la baisse ne devra toutefois pas encourager la demande qui, elle, se trouve réduite tant il y a de moins en moins de gens qui seraient dans le besoin de louer puisque ayant bénéficié d’un logement dans l’une des différentes formules proposées.

En effet, ce ne sont pas moins de 460.000 logements qui devraient être réceptionnés durant l’année en cours, selon les données du ministère de l’Habitat.

Ce nombre s’ajoute à quelque 326.000 logements réceptionnés en 2014, sans compter ceux dont les travaux sont lancés récemment et dont le nombre est de pas moins de 350.000 unités.

Par   Nadjib Adem