mercredi 12 décembre 2018
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Ouahiba Behloul, Dg de la CACI: « la production nationale est mise en avant dans toutes nos actions »

Complémentarité entre l’organe élu et l’organe administratif de de la Chambre Algérienne du Commerce et de l’Industrie, son rôle dans la formation et l’accompagnement des entreprises algérienne. Les missions de la CACI et sa stratégie pour promouvoir la production nationale à l’échelle locale et à l’étranger sont autant de points évoqués avec Ouahiba Behloul, Directrice générale dans cet entretien.                  

Quel est le  rôle de la CACI dans la promotion de la production nationale ?

Je rappelle d’abord que la CACI est un carrefour de rencontre des différents opérateurs et acteurs de l’économie nationale, aussi bien du secteur public que du secteur privé.  C’est  dans ce contexte que notre mission est essentiellement axée sur la préparation du cadre de rencontre et de concertation entre ces différents acteurs.

Comment ?

Sur le plan national, la production nationale est mise en avant dans toutes les actions menées par la CACI. Je cite à titre d’illustration les cycles de formation proposés, les événements à caractère économique et commercial, mais aussi les participations aux travaux des diverses commissions qui permettent aux opérateurs de s’approprier le cadre général dans lequel évolue la production nationale, mais également prendre connaissance des écueils et obstacles qui constituent des freins à leur activité. Une vision sectorielle est privilégiée pour permettre aux rencontres et discussions d’être plus ciblées et aboutir à des approches communément admises. C’est la raison pour laquelle des salons, des foires et des expositions sont organisés de manière régulière pour permettre aux acteurs de promouvoir leurs produits et de se positionner par rapports aux autres produits existants et aux innovations technologiques nouvelles.

Et sur le plan international ?

La CACI est par excellence l’interlocuteur des institutions de l’Etat vis-à-vis des opérateurs étrangers. Nous organisons à cet effet, des rencontres tant en Algérie qu’à l’étranger qui réunissent les producteurs nationaux avec des opérateurs étrangers intéressés par ces produits. Nous accompagnons nos opérateurs dans de nombreux événements à caractère économique et commercial et nous leur organisons des rencontres en B to B avec leurs futurs partenaires. A travers les conseils d’affaires constitués avec les chambres de commerce de dizaines de pays, nous entretenons des relations de coopération et de développement des affaires entre les opérateurs des deux pays. A l’évidence, la production nationale est toujours placée comme la préoccupation majeure en vue de lui frayer une place sur les marchés étrangers,

S’agissant des manifestations économiques, quel est l’impact des foires et expositions organisées par la CACI sur la production nationale ?

Justement, les foires et expositions sont des rendez-vous incontournables pour les rencontres entre professionnels. Ce sont les meilleures opportunités de prise de connaissance des caractéristiques du secteur mais aussi des besoins et des nouvelles offres sur le marché. Les opérateurs nationaux sont de plus en plus conscients de l’importance de ces événements. Nous constatons un afflux en nette évolution lors des derniers salons professionnels, ce qui augure de l’amorce d’une dynamique positive et motivante qui constitue en soi un levier de reprise des activités économiques. L’impact est donc non seulement positif, mais aussi et surtout stimulant pour l’exposition des produits nationaux et l’échange des informations entre les opérateurs.

Comment  la Chambre de commerce contribue dans la formation et la mise à niveau des entreprises ?

En effet, c’est l’une des principales missions de la CACI et de toutes les CCI implantées dans les 48 wilayas du pays. Nous programmons et organisons de manière régulière des cycles de formation, de recyclage et de perfectionnement dans les divers domaines de l’activité entrepreneuriale. Nos centres de formation reçoivent des centaines de participants et participent dans l’amélioration des pratiques managériales et des connaissances des apprenants dans les domaines de la stratégie, l’organisation, la gestion, la communication, la comptabilité et la finance, mais aussi le marketing, les TIC, les techniques de négociation, …etc. En plus de nos moyens propres, nous avons conclu des conventions avec des organismes spécialisés dans la formation supérieure qualifiante pour diversifier nos programmes, renforcer nos instruments pédagogiques et améliorer la qualité de nos offres de formation.

Pour conclure, y a-t-il  une dualité entre l’organe élu et l’organe administratif désigné par le ministre ?

Cette question devient curieusement très récurrente ces derniers temps, mais j’ai l’intime conviction que ceci est un signe de l’intérêt grandissant que l’on porte à la CACI au regard de l’intensité de plus en plus importante des activités accomplies par les différents acteurs de cette institutions. Faut-il rappeler que la CACI est une institution de droit public placée sous la tutelle du Ministre du Commerce. Son fonctionnement obéit à un système qui implique directement les opérateurs économiques pour lesquels cette institution est dédiée, qu’ils soient publics ou privés. Donc il y a des organes élus ; l’assemblée générale et le conseil qui sont investis de la mission de définition des orientations stratégiques. Ainsi, il convient de parler de complémentarité, de concertation et de coordination des actions, car le but est commun et sa mise en œuvre requiert à la fois la collaboration et la cohésion entre les parties prenantes. Et comme j’ai eu à le mentionner, ce bicéphalisme à la CACI est une richesse qu’il faudra préserver car l’intérêt général et final demeure bien entendu le développement économique de notre pays.

Entretien réalisé par S.A.

Entretien paru dans le numéro 02 de Tabadoulat (Revue éditée par la Safex)