samedi 15 décembre 2018
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Naânaâ Ouanani à la tête de SEVE

Ainsi donc vient d’être clos un long bras de fer concernant la présidence de l’association qui se devait de prendre des décisions importantes pour sa relance et ce, après bien des épisodes marqués successivement par une précédente AGEX qui aura entre autres taches, et outre la nomination des membres d’honneur et fondateurs de l’association SEVE.

L’Association des femmes chefs d’entreprises (Savoir et vouloir entreprendre-SEVE) vient d’élire, à la majorité et lors d’un vote à main levée, Naânaâ Ouanani, présidente en remplacement de Hadjdjilani Samira, qui était à sa tête depuis le 30 avril dernier et à laquelle l’AGEX, tenue en présence d’un huissier de justice, en la personne de maître Karoui,, a retiré sa confiance.
A signaler que l’AGEX, qui a aussi voté pour une décision d’application de “l’autonomie des régions”, a également renouvelé sa confiance aux représentants du bureau de l’association et élu le conseil national.

Ainsi donc vient d’être clos un long bras de fer concernant la présidence de l’association qui se devait de prendre des décisions importantes pour sa relance et ce, après bien des épisodes marqués successivement par une précédente AGEX qui aura entre autres taches, et outre la nomination des membres d’honneur et fondateurs de l’association SEVE, Mmes Baya Hachemi, Françoise Agli, Zidji Aouabed et Khadoudja Korti, l’adoption du programme des activités de l’association pour 2012-2013 avant d’installer les cinq commissions (relations extérieures – formation – juridique et règlementation – communication et relations avec les institutions), l’élection des membres du conseil national, l’élection du bureau exécutif par le conseil national et adoptée par l’AGEX et le renouvellement de confiance à la présidente de l’association, Mme Samira Hadjdjilani, élue le 30 avril dernier.

Comme on pouvait le constater, les conflits atteindront des sommets du fait, par ailleurs, que l’assemblée générale ait mandaté la présidente Mme Hadjdjilani afin d’engager la remise des comptes de la période 2006/2012, de procéder à la désignation d’un cabinet d’audit pour les exercices 2006/2012 des comptes de l’association et la nomination d’un commissaire aux comptes pour un mandat de 3 ans, renouvelable une fois.

Plus encore, et selon le communiqué rendu public alors, l’assemblée générale extraordinaire avait décidé de mandater la présidente de saisir les autorités officielles pour le retrait de la représentation de la SEVE par Mme Yasmina Taya auprès de toutes les instances concernées et notamment la commission nationale consultative des droits de l’homme, l’OIT Genève et le CNES.

L’assemblée générale extraordinaire s’était engagée par ailleurs à l’unanimité à «porter très haut les idéaux associatifs, notamment le respect de l’alternance, le bénévolat, la transparence et l’égalité entre membres.» Mais contrairement à ce que beaucoup craignaient, le bras de fer qui oppose depuis Mme Hadjdjilani Samira au bureau exécutif de l’association vient de connaître enfin son épilogue et ce, en droite ligne de la radiation de cette dernière prise dans la foulée de son élection fin avril en succession de Mme Taya, élue pour sa part présidente d’honneur à vie pour son dévouement et son abnégation.

Une élection néanmoins controversée contrairement aux termes du communiqué de l’époque où l’on pouvait pourtant lire que cette élection s’inscrivait dans «la volonté d’alternance et de rajeunissement des instances de l’association qui comme chacun le sait constitue une véritable référence de l’entreprenariat féminin dans notre pays» ;

l’intéressée, allant dans le même senset mettant particulièrement l’accent dans son discours sur «les défis qui doivent être relevés par SEVE et particulièrement par la femme chef d’entreprise (…) En tant que chefs d’entreprises, nous avons une responsabilité citoyenne de soutenir ces jeunes créateurs d’entreprises.
Nous ferons des propositions au gouvernement à chaque fois que cela s’avère nécessaire sur les questions sociales, fiscales et le plan de charge (…) Etre Algérienne ce n’est pas seulement une nationalité. C’est un engagement permanent»
, affirmait-elle notamment.

Sauf que les évènements se sont précipités ces derniers jours avec tout d’abord le retrait de confiance à Mme Hadjdjilani et, ensuite, l’arrivée à la présidence, depuis peu, de Mme Naânaâ Ouanani.

Pour rappel, SEVE, créée en juin 1993 et forte de quelque 200 membres, est une association apolitique qui vise la facilitation de l’émergence de l’entreprenariat féminin à travers l’organisation de journées de formation et d’information au profit des femmes, en se fixant comme objectif d’intégrer plus largement la femme dans l’économie nationale.

A noter que l’association finance ses actions à partir des cotisations de ses adhérentes, actuellement au nombre de 75, et des sponsorings sans percevoir de subventions étatiques, selon la présidente d’honneur de l’AGEX et ex-présidente de SEVE, Yasmina Taya Ouzrout.

A signaler enfin que SEVE a lancé en 1999 le prix de la meilleure chef d’entreprise qui se veut être un geste d’encouragement en faveur des opératrices économiques algériennes, tous secteurs confondus.
Le dernier en date( 2011) a été remis à Mme Amel Sahour, directrice générale de Socofel, une société privée spécialisée dans la transformation de dattes.

Par Rabah Mazigh