mardi 14 août 2018
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Les grands indicateurs économiques dans le vert

Globalement, les principaux agrégats macro-économiques de l’Algérie étaient restés dans le vert au 1er semestre 2012, au moment où la crise de la dette publique laminait les économies européennes et, partant, freinait considérablement la croissance en zone euro.

Dans un rapport de conjoncture du gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohamed Laksaci souligne les bonnes performances réalisées au cours de cette période  ; des performances certes soutenues par le poids des exportations pétrolières sous le coup d’une forte hausse des cours du brut.

A fin juin dernier, les réserves de changes ont atteint 186,32 milliards de dollars contre 182,22 mds USD à fin 2011. Dans le même sillage, l’encours de la dette extérieure a été ramené à 3,99 mds de dollars contre 4,4 mds USD à fin 2011, relève le rapport de la Banque d’Algérie.

Avec des cours moyens de 113,37 dollars/baril, les exportations algériennes d’hydrocarbures continuent d’oxygéner l’économie nationale. Les exportations d’hydrocarbures se sont établies à la fin du 1er semestre 2012 à 37,5 mds de dollars, en hausse de 4% par rapport au 1er semestre 2011.

Quant aux exportations hors hydrocarbures, elles n’arrivent toujours pas à décoller avec seulement 500 millions de dollars et des prévisions de moins d’un milliard de dollars à la fin de l’année.

Quant aux importations, en hausse de 3,5%, elles ont atteint 23,9 mds de dollars, même si les importations
de services ont baissé à 5,7 mds de dollars.

Les crédits à l’économie ont augmenté de 7,76% au 1er semestre 2012

Dés lors, le compte courant extérieur a enregistré un excédent de 10,8 mds de dollars avec une relative amélioration de la balance commerciale et des entrées nettes au titre des transferts, selon le gouverneur de la Banque d’Algérie.

Pour les recettes d’investissements directs étrangers (IDE), elles ont été légèrement inférieures à un milliard de dollars durant les six premiers mois de l’année alors que le solde global de la balance des paiements s’est établi à 10,32 mds de dollars à fin juin 2012. En outre, l’encours des avoirs du Trésor auprès de la Banque d’Algérie, dont celui du Fonds de régulation des recettes (FRR), a, de son côté, augmenté à 5 888,6 mds de dinars.

Toujours selon le meme rapport de la Banque d’Algérie, les crédits à l’économie ont augmenté de 7,76% au 1er semestre 2012: les crédits bancaires au secteur privé ont atteint 2 121 mds de dinars, dépassant l’encours des crédits au secteur public qui s’est établi à 1 893 mds de dinars à fin juin dernier.

En outre, la part des crédits à moyen et long termes a augmenté de 65,21%, traduisant «l’amélioration de la structure et des conditions de financement, notamment suite au soutien financier apporté par l’Etat aux PME», a commenté M. Laksaci, selon lequel ‘’le crédit bancaire reste ainsi potentiellement important
dans le financement de la croissance en Algérie».

Ces indicateurs rassurent par ces temps de disette dans le continent européen et dont les effets peuvent atteindre des pays riverains si des politiques financières prudentielles ne sont pas prises.

Une ombre cependant à ce tableau: le creusement du déficit budgétaire, qui d’année en année est épongé par le FRR, constitué du différentiel du prix du brut entre celui budgétisé et celui pris en compte dans la loi de finances.

En 2011, le recours aux avoirs du Fonds de régulation des recettes(FRR) pour financer le déficit budgétaire a plus que doublé, atteignant 1 761,4 mds de dinars contre 791,9 mds de dinars en 2010, selon le ministère des Finances.

«Les prélèvements du FRR se sont élevés à 1 761,4 mds de dinars en 2011 contre 791,9 mds de dinars en 2010», selon la Direction générale de la prévision et des politiques (DGPP).. Quel sera le bilan pour 2012 ?

Par Ali Sassi