jeudi 15 novembre 2018
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La sous-traitance automobile entre la Turquie et l’Algérie

Mr Hasan Aslan, conseiller commercial à l’ambassade de Turquie à DZ-ENTREPRISE

DZ-Entreprise :Pour commencer, comment se porte l’économie turque au jour d’aujourd’hui ?

Mr Hasan Aslan :La Turquie est la 17e plus grande économie du monde (et la 6e en Europe) avec un PIB de 780 milliards de dollars. Malgré la crise économique mondiale, l’économie Turque a réussi à accroitre durant les années 2010 et 2011 avec un taux de croissance de 9,2 % et 8,5 % respectivement.
De plus la croissance des exportations et importations de la Turquie continue avec presque le même rythme.

DZ-Entreprise :Comment est perçu le marché algérien par les opérateurs économiques turcs ?

Mr Hasan Aslan :L’Algérie est la 4e plus grande économie d’Afrique et de l’Union arabe. C’est-à-dire un pays économiquement très important aussi bien dans sa région que dans le monde entier en prenant en compte sa richesse naturelle avec une population jeune et qualifiée.
Les hommes d’affaires Turc n’envisagent pas ce pays seulement en tant que marché d’exportation, mais aussi, comme une porte pour s’ouvrir aux autres pays du continent africain.
Entre nos deux pays, il existe déjà un volume d’échanges de 5 milliards de dollars dont 3 milliards se composent d’exportations Algériennes alors que 2 milliards sont des exportations Turques. Il est temps, donc, de développer ces relations et augmenter ces chiffres au plus haut.

DZ-Entreprise :La coopération algéro-turque dans le domaine de l’énergie a été au centre des récentes rencontres, tenues à Alger, entre chefs d’entreprises turcs et leurs homologues algériens. Parlez-nous de l’expérience turque dans le domaine de l’énergie et notamment les énergies renouvelables ?

Mr Hasan Aslan :La Turquie est un pays importateur d’énergie. Il y a une importation des produits énergétique de 50 milliards de dollars par an. De ce fait les énergies renouvelables sont très importantes pour réduire la dépendance de notre pays dans le domaine énergétique.
Dans ce secteur grâce au soutien de l’État turc, il y a une centaine de sociétés Turques productrices de systèmes solaire et éolien. Ces sociétés sont aussi exportatrices dans les pays du Moyen-Orient.
Mais, je crois que dans le domaine de l’énergie l’Algérie a un potentiel dont la Turquie doit profiter.

DZ-Entreprise :En dehors du secteur énergétique, quelles sont selon vous, les autres opportunités d’affaires qui existent en Algérie et qui retiennent l’attention des investisseurs turcs ?

Mr Hasan Aslan :Concernant l’investissement, il y a beaucoup de domaines auxquels les sociétés Turques s’intéressent. Tel que le secteur de l’industrie (particulièrement le textile l’habillement, l’agroalimentaire, la sidérurgie et les produits des matériaux de construction), et des services, entre autres (les travaux publics, le logement et le tourisme).

DZ-Entreprise :L’Algérie amorce une nouvelle politique industrielle où la sous-traitance industrielle et particulièrement automobile tient une place prépondérante. En tenant compte de l’expérience turque dans le domaine quelle pourrait être votre contribution dans ce créneau ?

Mr Hasan Aslan :L’histoire de l’industrie automobile en Turquie s’étend sur plus d’un siècle. Mais du point de vue modernité, c’est surtout les années 1970 qu’il faut mentionner, années durant lesquelles les grandes marques du monde ont commencé leur production. A l’heure actuelle, la production automobile en Turquie a atteint 1,5 million et se classe au 17e rang dans le monde entier.
Dans cette industrie, le secteur de la sous-traitance est très développé autour des grands producteurs.
En précisant, ici, que ces sous-traitants sont aussi des exportateurs.
Par conséquent, le développement des relations commerciales entre les sous-traitants du secteur automobile Turc avec leur homologues Algériens doit être une priorité pour les deux pays.

DZ-Entreprise :Existe-t-il des entreprises turques qui pensent s’installer en Algérie?

Mr Hasan Aslan :Il y a déjà un investissement Turc de un milliard de dollars en Algérie. Avec ce volume, la Turquie est un des plus importants investisseurs étrangers en Algérie.
Dans cette même vision de l’économie, il existe également des sociétés Turques intéressées par le marché Algérien dans des différents secteurs.

Propos recueillis par Yanis Koceyla