vendredi 16 novembre 2018
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Des signes qui ne trompent pas

« Les problèmes de l’entreprise sont les problèmes du pays et les problèmes du pays sont les problèmes de l’entreprise », soutenait dans ce même espace Bakhti Belaib, ex- ministre du Commerce, qui nous avait fait l’honneur de signer l’éditorial du numéro 01 de DZ Entreprise.

Le rôle de l’entreprise dans l’économie réelle n’étant plus à démontrer, comment l’entreprise peut- elle jouer son rôle socio-économique si elle doit évoluer dans un environnement hostile !?

La panacée, les différents acteurs de la vie économique disent la détenir. Le patronat fera des propositions, des recommandations, usera parfois même d’avertissements et montera au créneau à chaque fois qu’une mesure des pouvoirs publics est jugée menaçante pour la survie de l’entreprise, donc de l’économie nationale.

Les pouvoirs publics, eux, tout en prenant acte des réserves, tentent parfois maladroitement de motiver les mesures « rigoureuses » par le seul souci de protéger l’économie nationale. Dialogue de Sourds !

2012 s’annonçait sous de bons auspices pour l’entreprise algérienne. Les décisions prises fin 2011, dont les différents programmes de mise à niveau, le laissaient augurer.

Le contexte de crise économique mondiale, l’obligation de notre économie à se défaire de sa dépendance des hydrocarbures, le chef d’entreprise qui ne voit pas d’inconvénient à être « le cheval qui tire le char » étaient autant d’éléments salvateurs…. Puis plus rien !

Il aura fallu attendre le dernier trimestre 2012 pour voir les choses bouger. Et vite. Fraichement installé à la tête du gouvernement, Abdelmalek Sellal fait part de sa décision d’instaurer un pacte de croissance et de sa volonté de travailler en symbiose avec le patronat.

Tous les partenaires économiques et sociaux y souscrivent, convaincus qu’ils sont de la nécessité d’agir ensemble -parce que conscients de la spécificité de notre économie « bâtie »sur le gaz et le pétrole- pour créer des richesses, résorber le chômage et augmenter la croissance.

Les nouvelles dispositions introduites en matière de fiscalité dans la loi de finances 2013, les facilitations bancaires en termes d’octroi de crédits d’investissement et d’ouverture de comptes, l’assouplissement du code des marchés publics, la relance de la coopération, entres autres dossiers, matérialisée par l’aboutissement du projet Renault, sont autant de signes qui ne trompent pas.

Les reformes amorcées par le gouvernement Sellal fin 2012 devraient aboutir à l’amélioration du climat des affaires.

Reste qu’il faut garder à l’esprit que le terrain est « miné » par des insuffisances, des contraintes et une bureaucratie affligeante.

Alors 2013 sera-elle l’année des PME ? Nous aurons 11 mois et 11 numéros pour y répondre.

Par Saida Azzouz