mardi 13 novembre 2018
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CNFE & Micro-Activités Vertes.

Khareddine Mohamed Larbi directeur du CNFE

« Nous travaillons sur un projet des micros activités vertes »

Crée en 2002 par décret, et placé sous la tutelle du Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement, le conservatoire National des Formations à l’environnement CNFE est un établissement public à caractère industriel et commercial, qui, de l’avis de son directeur n’a atteint sa vitesse de croisière qu’en en 2006.

Depuis peu la gestion des maisons de l’environnement qui éclosent un peu partout dans le pays lui ont été confié. Le but étant de mettre à la disposition de la population, dans chaque wilaya un guichet pour tout renseignement ou question liés à l’environnement.

Dans l’entretien qu’il a bien voulu nous accorder, Khareddine Mohamed Larbi revient sur les missions de l’établissement qu’il dirige, ce que ce dernier peut apporter aux entreprises, comment le CNFE peut contribuer à la formation aux métiers de l’environnement et quels outils il utilise pour ce faire. Mais c’est surtout le projet de mise en place de micro activités vertes à travers les dispositifs ANSEJ, CNAC et ANGEM qui semble le plus passionner le directeur du CNFE.

DZEntreprise : En quoi consiste le projet des micros activités vertes ?

M. Khareddine Mohamed Larbi : C’est un projet sur lequel l’agence nationale des déchets AND et le CNFE travaillent depuis quelques temps déjà vise à permettre la création de petite entreprise par le truchement des dispositifs d’aide à création d’emplois, telles que l’ANSEJ, la CNAC et l’ANGEM. Mais d’abord il faut former les jeunes aux métiers verts.

DZEntreprise : Qu’est ce que vous appeler métier vert ?

M. Khareddine Mohamed Larbi : Tout ce qui relève de l’entretien de l’assainissement, qui renforce notre environnement. Beaucoup de métiers ont disparus les cantonniers, les concierges (…) il y des métiers spécifiques pour le traitement des déchets ou qui interviennent dans la chaine de la gestion des déchets pré collecte, collecte, tri et transport.
Formés et aidés par les dispositifs que je viens de citer, les jeunes et moins jeunes d’ailleurs peuvent créer leur micro entreprise. On table sur la création de 20 000 micro-entreprises, si chaque entreprise offre 07 à 10 postes de travail, faites le calcul ! Imaginer l’impact que cela peut avoir sur l’environnement

DZEntreprise : Oui mais cela reste encore un projet !

M. Khareddine Mohamed Larbi : Nous y travaillons sérieusement et avec l’aide de l’institut national de la formation professionnelle on espère y arriver. Il ne faut pas perdre de vue que l’une des missions du conservatoire est la formation sur l’éducation pour un développement durable.

DZEntreprise : L’une des missions du Conservatoire est la formation. Quel type de formations vous dispensez ?

M. Khareddine Mohamed Larbi : Plusieurs, je cite entre autres parce que celle-ci nous la faisons avec le professeur Soukhal, dont la renommé n’est plus à faire, est une formation en hygiène sécurité et environnement HSE, elle concerne la gestion des déchets hospitaliers.
Dans un premier temps elle concerne les wilayas du centre et elle est dispensée aux personnels de la santé, de l’intérieur et quelques responsables de l’environnement. C’est des formations courtes destinées généralement aux ingénieurs HSE santé.
Beaucoup ont tendance à oublier qu’un hôpital est un établissement qui doit équilibrer son budget.
Le gestionnaire d’une structure sanitaire doit savoir que le tri des déchets hospitaliers et ceux des déchets ménagers doit se faire à la source.
On ne jette pas tout dans une même décharge par exemple.
C’est donc tout un savoir qu’on met à la disposition des cadres que l’on forme.

DZEntreprise : Vous avez parlé du centre, le reste du pays n’est pas concerné par cette formation ?

M. Khareddine Mohamed Larbi : Evidement que oui, nous y allons progressivement avec l’ouverture de maisons de l’environnement à travers tout le territoire national. Le CNFE forme des formateurs pour encadrer les dites structures pour une proximité pédagogique efficace et continue.

DZEntreprise : Toutes les wilayas en sont dotées ?

M. Khareddine Mohamed Larbi : Pas encore, fin décembre 2011 on comptait une dizaine de structures fonctionnelles, autant était en voie d’achèvement et près d’une dizaine en cours de réalisations.
D’ici la fin de l’année une vingtaine de wilaya en seront doté. Mais le plus important pour nous aujourd’hui c’est la formation du personnel qui va encadrer ces établissements.

DZEntreprise : Que vont apporter ces structures aux entreprises ?
M. Khareddine Mohamed Larbi : Ce que le conservatoire apporte en ce moment, aider et amener les entreprises locales quelques soit leur tailles à mettre en place un système de management environnemental SME. Les accompagner à s’organiser pour obtenir la certification ISO 14001.

DZEntreprise : Pourquoi cette certification ?

M. Khareddine Mohamed Larbi : Cette norme engage l’entreprise dans une démarche volontaire de réduction des nuisances et d’amélioration continue. Elle introduit des exigences de communication interne et externe avec les parties intéressées, de prévention des situations d’urgence d’une capacité à réagir face à celles-ci.
En fait l’entreprise tout en s’engageant à préserver l’environnement s’outille pour maitriser ses coûts.