mercredi 14 novembre 2018
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Chafik Chiti, DG d’ALGEX:« La réglementation des changes doit évoluer »

« Depuis l’installation par le ministre du commerce en janvier 2016 de la cellule d’écoute et de suivi,  pour la promotion des exportations hors hydrocarbures, il faut reconnaître que  beaucoup d’aspects de cette activité ont trouvé des solutions, il en reste aussi des choses qui en sont au même point »,reconnaît  Chafik Chiti, Directeur Général de la l’agence national de la promotion du commerce extérieur. Lors de son passage à l’émission l’invité de la rédaction de la Radio Chaine 3,  le Directeur Général d’ALGEX  fait le tour de la question en commençant par mettre en évidence les points positifs  qu’il faudrait encourager.

Il cite entre autres, l’allégement des procédures de contrôle douanier, le raccourcissement du délai de traitement des dossiers qui « ne dépasse pas un jour pour les produits frais et moins de quatre pour les autres produits ». Il précise aussi que pour les produits frais, des  espaces ont été engagés dans les enceintes portuaires, sans oublier l’amélioration de certains régimes douaniers.

Depuis mars 2016, l’on s’achemine vers la réduction des couts d’entreposage et de manutention.   Des avancées certes qu’il faut signaler  en matière de registre de commerce, de transport, des douanes d’autant que l’Algérie fait de l’exportation une priorité nationale, il reste tout de même des aspects qui  alourdissent cette activité .

« Le gros problème réside dans la réglementation des changes dont l’âge dépasse les dix ans et qui, dans certains de ses aspects doit évoluer. Il est vrai que le Gouverneur de la Banque d’Algérie a décidé du prolongement du délai de rapatriement des fonds. En fait, il s’est engagé à prendre en charge cette préoccupation exprimée par l’ensemble des exportateurs mais, il y a d’autres institutions comme le ministère de la justice, le ministère des finances, les douanes… qui auront à travailler ensemble pour trouver une solution surtout pour la dépénalisation de l’acte d’exporter ».

En effet, cet aspect  constitue un frein qui gène le développement des exportations rappelle Chafik Chiti qui est aussi membre de la commission d’écoute et de suivi , ce qui lui permet d’être au fait des propositions  faites  par les opérateurs et qui sont, entre autres, la révision des délais de rapatriement, la rétrocession de la quotte- part  devises, que les opérateurs souhaiteraient plus souple, la facilité d’ouvrir des bureaux de représentation à l’étranger et opérer la distinction entre l’investissement et les bureaux de liaison, et aussi permettre le paiement des services comme le service après-vente à l’étranger.

Yasmine Meddah