mardi 22 août 2017
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Ahmed Haniche, organisateur du Safem II, «la formation doit tenir comptes des besoins de l’économie algérienne »

Casse-tête commun des pouvoirs publics, des écoles et instituts, et des jeunes diplômés et cadres en quête de recyclage, la formation devient incontournable, si l’ambition d’assoir une économie basée sur la Connaissance (Ebc), de créer de l’emploi et de la richesse et de s’adapter évolutivement aux mutations mondiales, figureront parmi les priorités de l’heure.

Cette problématique sera, d’ailleurs, le sujet central du Salon national de la formation et des métiers de l’avenir (Safem), qui se tiendra du 27 au 30 septembre 2017, aux Palais des Expositions (Safex).

Et c’est pour y voir plus clair, que nous avions sollicité Ahmed Haniche, directeur de Sunflower Communication et organisateur du salon, pour un entretien qu’il a bien voulu nous l’accorder.

La deuxième édition du Salon national de la formation et des métiers d’avenir, Safem II, se tiendra du 27 au 30 septembre. Pouvez-vous éclairer nos lecteurs sur le choix de la thématique, les objectifs et le timing de cette manifestation ?

Le salon national de la formation et des métiers d’avenir (Safem) constitue une opportunité pour les écoles de formation, publiques et privées, de faire valoir leur potentiel et de se rapprocher des jeunes en quête d’une formation à même de leur ouvrir les portes de l’emploi et de l’avenir. La deuxième édition de cet évènement, qui se tiendra du 27 au 30 septembre 2017 au Palais des expositions (SAFEX) viendra, à coup sûr, conforter cette démarches et permettra de mettre l’accent sur l’effort qui se fait en termes de formation dans des métiers conformes aux exigences nouvelles de l’économie nationale en matière de profils de main d’œuvre et de cadres qualifiés dans diverses spécialités.

La date de la tenue du salon est mûrement réfléchie, car elle intervient au moment où des milliers de jeunes, dont ceux ayant échoué dans l’examen du baccalauréat ou du BEM, mais aussi ceux ayant achevé leur cursus universitaires sont en quête de formations dans des spécialités en relation directe avec les besoins du marché de l’emploi dans la nouvelle conjoncture économique.

La nouveauté de cette deuxième édition consiste en la présence de plusieurs entreprises en quête de tisser des liens avec des écoles publiques ou privées pour la formation continue de leurs employés. Un espace B to B est donc aménagé à cet effet. Il y a également l’aspect recrutement qui bénéficiera d’un espace aux jeunes chômeurs, désireux de déposer leurs candidatures auprès des écoles et des entreprises présentes au salon. En somme, le SAFEM regroupe les aspects formation, emploi et développement du profil des employés.

Quel bilan pouvez-vous tirer de la première édition, qui, elle, s’est tenue à Blida, et pourquoi Blida ?

La première édition du Safem, qui s’est tenue à Blida en septembre 2016, a été une totale réussite. Environ une trentaine d’écoles privées y ont pris part, aux côtés de l’université Saâd-Dahleb, Blida1. Elle a été couronnée par la signature de plusieurs conventions entre les entreprises de la Mitidja et les écoles. Dans l’espace recrutement, près de 3000 CV ont été déposés, dont environ 500 chômeurs ont décroché des emplois au niveau des entreprises et écoles présentes au salon. C’est, d’ailleurs, suite à la demande des écoles et entreprises que nous avons décidé de tenir la deuxième édition à la Safex, un espace d’exposition idéal pour ce genre de grandes manifestations économiques.

Ne pensez-vous pas que le secteur de la formation demeure inadéquat par rapport au bassin de l’emploi ? Quels sont, selon vous, les améliorations à y apporter, et ce genre de salon en-est-il l’un des remèdes appropriés ?

En fait, l’idée fondatrice du salon Safem repose sur cet aspect d’importance majeure. Le secteur de la formation est, en effet, tenu de se développer conformément aux besoins nouveaux de l’Economie algérienne qui a tendance, ou qui est contrainte, de se libérer de la dépendance à la rente pétrolière et de se reposer essentiellement sur la ressource humaine qualifiée et créatrice de richesses. Mettre les entreprises face à des écoles et à l’université permet de dégager des pistes à même de concrétiser cette harmonie qui a longtemps fait défaut, et instaurer une chaîne solide entre les acteurs économiques et les écoles de formation dans diverses spécialités. Nous espérons que les deux parties saisissent cette opportunité afin de mettre en place des piliers solides pour un nouveau départ dans cette relation, car il ne peut y avoir de développement économiques sans le savoir, le savoir-faire et la maîtrise des nouvelles techniques et technologies.

Entretien réalisé par Zaid Zoheir