jeudi 15 novembre 2018
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Selon le Pdg de Sonatrach, dans 3 ans l’Algérie n’importera plus de carburants

En adoptant la  nouvelle stratégie  SH2030, la compagnie pétrolière Sonatrach vise, entre autres actions prioritaires, à mettre fin aux importations des carburants, dans un délai de trois ans au maximum, a annoncé  Abdelmoumène Ould  Kadour, le Pdg de Sonatrach, lors de la  cérémonie de la cession des parts d’ABB Italie au profit de la compagnie pétrolière Algérienne. Pour concrétiser cette ambition, plusieurs solutions sont possibles à commencer par suivre la voie qui consiste à procéder au raffinage d’une partie du pétrole algérien à l’étranger,  en attendant la mise en marche des raffineries d’Alger et de Hassi Messaoud, mais aussi en attendant d’investir dans une raffinerie à l’étranger.

Pour les nouvelles raffineries Algériennes, le premier responsable de Sonatrach affirme que la raffinerie d’Alger qui est le premier objectif du groupe,  sera  normalement  mise en œuvre au courant de l’année 2018. Pour ce qui est de la raffinerie de Hassi Messaoud, les appels d’offres sont déjà lancés et à l’étude.

Une fois réceptionnée, la raffinerie d’Alger verra ses capacités de raffinage augmenter de  35%.  aussi, avec la mise en service de la raffinerie de Hassi Messaoud dont la capacité de raffinage est de 5 millions de tonnes/an, et une autre raffinerie à Tiaret dont la réception est prévue pour l’année 2020, et dont la capacité est également de 5 millions de tonnes par an, les capacités de l’Algérie en matière de raffinage, devront passer à  40millions de tonnes /an, à l’horizon 2021.

Pour rappel, l’Algérie produit actuellement 11,5 millions de tonnes par an de carburant, alors que la consommation globale est de l’ordre de 15 millions de tonnes par an. l’écart entre l’offre et la demande est   de 3,5 millions de tonnes,  un déficit qui est comblé par les importations  dont la facture est chaque fois plus lourde et atteint 2 milliards de dollars par an. La demande nationale en carburant a connu une augmentation annuelle de 7%, induite surtout par  l’augmentation du parc automobile.

R.D